Toute nouvelle infirmière en pratique avancée, Marie-Astrid Meyer explique comment ce nouveau diplôme IPA valorise l’expertise infirmière et va lui permettre de se renouveler.

 

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Marie-Astrid Meyer, infirmière en pratique avancée sur le pôle Paris 15e du GHU Paris psychiatrie & neurosciences et secrétaire de l’Association nationale française des infirmièr.e.s en pratique avancée*.

 

Quel est votre parcours ?
M.-A. M. : Infirmière depuis 2004 et en psychiatrie à Sainte-Anne depuis 2006, j’étais jusqu’il y a peu coordinatrice parcours de soins et recherche du pôle Paris XV. Toute ma carrière, je me suis formée pour évoluer : un D.U. sur les thérapies comportementales et cognitives, le master « Sciences cliniques infirmières » de Marseille, précurseur de la pratique avancée en France, lequel m’a permis d’entrer directement en 2e année du diplôme d’État en pratique avancée (grade master 2) que je viens d’obtenir.

 

En quoi va consister votre futur poste ?
M.-A. M. : Il va s’articuler autour de trois mis­sions : clinique, enseignement et recherche. Je vais travailler auprès de patients schizophrènes stabilisés (évaluation des symptômes résiduels et comorbidités somatiques, suivi diététique et biologique, bilan habilités sociales et perte d’au­tonomie, environnement familial…) ; mais aussi auprès des patients résistants aux traitements, auxquels on prescrit de la clozapine, médicament ayant prouvé son efficacité mais qui nécessite un suivi hebdomadaire à cause de potentiels effets secondaires graves. Mon rôle sera de renouveler le traitement initié dans le service, puis de passer la main au secteur.

 

Qu’apporte ce nouveau diplôme ?
M.-A. M. : Une place à prendre pour l’infirmière qui ne souhaite pas se cantonner à un poste dans un service, mais aussi collaborer à des projets avec les équipes, les cadres de santé et les méde­cins. Il offre aussi une autonomie dans le suivi du patient. Il s’agit d’une véritable opportunité d’évolution et de valorisation du métier d’infir­mière, dont la longévité professionnelle est par­fois courte. La mise en place du diplôme** s’est accompagnée d’une certaine opposition, liée à la crainte d’une médecine au rabais par de « super infirmières ». Mais, nous sommes et restons des infirmiers avec des compétences et des missions supplémentaires, en collaboration avec les autres professionnels de santé, au bénéfice du patient.

 

SUZANNE NEMO

 

*http://www.anfipa.fr

** En 2018 et 2019, les décrets autorisant la création du diplôme sont parus sur 4 spécialités : polypathologies chroniques stabilisées en soins primaires, néphrologie, onco-hématologie et psychiatrie - santé mentale.

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