La MNH s’inquiète des conséquences
de la contribution de solidarité sur le pouvoir d’achat des hospitaliers
Les présidents des bureaux départementaux réunis à Paris le 4 février, constatent que les adhérents se voient imposer dans leur cotisation l’effet de la contribution de solidarité, soit 3,4 % imposés par les ministres Eric Woerth et Roselyne Bachelot, et votés par le Parlement dans le cadre de la loi 2009 sur le financement de la Sécurité sociale. Et contrairement aux premières annonces effectuées par les pouvoirs publics, cet impôt de fait au profit des fonds CMU devient pérenne, sous le faux prétexte que les mutuelles disposaient de réserves conséquentes et suffisantes. Ce qui n’est pas le cas des adhérents de la MNH qui verront leur cotisation augmenter à compter du 1er mars 2009.
La MNH s’insurge contre le fait que les mutuelles soient rangées dans un rôle de collecteur d’impôts.
Alors que les effectifs hospitaliers publics se réduisent sous l’effet de plans d’économie et de retour à l’équilibre des établissements, cette nouvelle entame du pouvoir d’achat constitue une contradiction avec l’affichage d’une politique sociale volontariste. Ceci au profit d’un secteur dont le Président de la république rappelait dernièrement le caractère d’excellence.
Au moment où la MNH constate que de plus en plus de retraités se «démutualisent» en fonction de pensions souvent très faibles, que les jeunes ne disposent pas des moyens pour choisir une protection complémentaire, et que les hospitaliers en emploi précaire ne connaissent pas leur avenir dans le monde de l’hôpital ; cette taxe supplémentaire accroît le phénomène d’exclusion, contrainte qu’elle dénonce. Et c’est pour cela que la MNH demande la suppression de cette taxe imposée.
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