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Santé

Vaccination, où en êtes-vous ?

Les injections vaccinales réduisent considérablement le nombre de cas et de décès liés à des maladies infectieuses. Ainsi, elles ont permis d’éradiquer complètement la variole dans le monde. De même, en France, on ne recense plus de nouveaux cas de poliomyélite. En outre, la vaccination protège les enfants contre 75 à 80 % des formes graves de tuberculose.

La Semaine européenne de la vaccination s’est déroulée au printemps 2011 dans une centaine de pays.
Le ministère chargé de la Santé et l’InpesInstitut national de prévention et d’éducation pour la santé ont mis en place des actions pour aider les français à mieux comprendre les bénéfices individuels et collectifs de la vaccination, les inciter à faire vérifier leur carnet de santé ou de vaccination et procéder aux vaccinations et/ou rattrapages recommandés et enfin, pour informer les professionnels de santé de l’actualité et des enjeux du calendrier vaccinal.

Ce dernier évolue chaque année en fonction des épidémies en cours, la disponibilité de nouveaux vaccins et les recommandations de l’OMS. Organisation mondiale de la santé

Marie-Thérèse Holecek


Lorsqu’un retard est intervenu dans la réalisation d’un programme de vaccination, il n’est pas nécessaire de le recommencer. Il suffit de reprendre ce programme au stade où il a été interrompu et de compléter la vaccination en fonction de l’âge et du nombre de doses de vaccin manquantes.

Calendrier vaccinal 2011 simplifié

 

calendrier des vaccinations

• BCG

Dès la naissance chez les enfants exposés à un risque élevé de tuberculose (notamment tous les enfants résidant en Île-de-France et en Guyane). Elle doit être proposée jusqu’à 15 ans chez les enfants à risque élevé non encore vaccinés.

• DIPHTÉRIE - TÉTANOS - POLIOMYÉLITE

Un rappel tous les dix ans après le rappel de 16-18 ans.

• COQUELUCHE

Une dose de vaccin contenant la composante “coqueluche” est recommandée une seule fois chez les adultes n’ayant pas été vaccinés dans les dix années précédentes, en particulier chez les futurs parents et les personnels soignants.

• HÉPATITE B

Si la mère de l’enfant est infectée par l’hépatite B, la vaccination débute dès le jour de la naissance, et pour tous les autres enfants à partir de l’âge de 2 mois. Si la vaccination n’a pas été effectuée au cours de la première année de vie, elle peut être réalisée en rattrapage pour les enfants et adolescents jusqu’à 15 ans inclus. À partir de 16 ans, elle est recommandée chez les personnes à risque.

• PNEUMOCOQUE

La vaccination est recommandée pour tous les nourrissons à 2, 4 et 12 mois. Pour les prématurés et les nourrissons à haut risque, une dose supplémentaire est nécessaire à 3 mois. Au-delà de 24 mois, cette vaccination est recommandée pour les enfants et les adultes à risque.

• MÉNINGOCOQUE C

La vaccination est recommandée avec une dose de vaccin conjugué pour tous les enfants de 12 à 24 mois et en rattrapage chez les personnes de 2 à 24 ans inclus.

• ROUGEOLE - OREILLONS- RUBÉOLE

La vaccination est recommandée pour tous les enfants à l’âge de 12 mois avec une deuxième dose au moins un mois plus tard et au plus tard à 24 mois et dès l’âge de 9 mois pour les enfants vivant en collectivité (dans ce cas, la deuxième dose est recommandée entre 12 et 15 mois). Les personnes nées depuis 1980 devraient avoir reçu au total deux doses de vaccins.

• PAPILLOMAVIRUS HUMAIN - HPV

La vaccination est recommandée à toutes les jeunes filles de 14 ans, avant exposition au risque d’infection. Un rattrapage est possible entre 15 et 23 ans pour les femmes qui n’ont pas eu de rapports sexuels ou au cours de l’année qui suit le début de leur vie sexuelle.

• GRIPPE

La vaccination contre la grippe est recommandée chaque année à partir de l’âge de 6 mois pour les personnes à risque et pour toutes les personnes âgées de 65 ans et plus. Pour acquérir une immunité de base, plusieurs injections sont souvent nécessaires (par exemple, trois injections à un mois d’intervalle avec rappel un an après). Ensuite, pour maintenir une protection suffisante et durable, l’immunité doit être entretenue par des rappels réguliers définis dans le calendrier vaccinal.

 


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