Tabagisme et nourrissons pas compatibles
Le niveau de contamination du domicile par le tabac était 5 à 7 fois plus élevé dans les habitations de fumeurs faisant des efforts de protection envers leur enfant que dans les foyers de non-fumeurs, c’est ce qu’indiquent entre autres les résultats d’une étude américaine.
Objectif : mesurer l’impact du tabagisme passif sur des nourrissons de 2 à 13 mois. 3 types de foyers ayant des comportements différents vis-à-vis du tabac ont été comparés et observés : 17 complètement préservés de tabac (parents ou visiteurs), 17 où seule la mère fumait (20 cigarettes/semaine hors de la pièce où se trouvait l’enfant) et 15 foyers où la mère ou une autre personne fumait au minimum 1 cigarette chaque jour dans la pièce où se trouvait le nourrisson.
Les résultats sont sans appel, les taux de nicotine mesurés indiquent que les nourrissons de mère fumeuse sont contaminés par l’intermédiaire de l’air inhalé, par le contact avec les poussières de maison et par le contact direct avec la peau de la mère. Le taux de nicotine a été mesuré dans les urines et les cheveux des nourrissons. Le tabagisme parental contamine donc fortement les jeunes enfants.
Fumer en dehors de la pièce ou même à l’extérieur, à proximité de l’habitation n’écarte pas totalement le danger. De très faibles différences ont été relevées entre les foyers où les mamans étaient sorties du domicile pour fumer pendant l’étude et ceux où elles ne l’avaient pas fait.

Les effets contaminants du tabac en milieu domestique résultent de l’émission dans l’air de composants gazeux ainsi que de particules de moins de 2,5 microns. Elles pénètrent les voies respiratoires les plus fines et engendrent l’apparition de réactions toxiques. Ces composants et particules se déposent sur les murs, meubles, sols et jouets et sont présents plusieurs jours ou mois dans l’atmosphère. ( Tabac actualités n° 96 02/2009)




